Rajeunir avec la molécule Resvératrol
Plus la preuve qu’un extrait de plante « Le resvératrol est baptisé le » extrait botanique trouvaille du siècle »… et est maintenant l’extrait le plus scientifiquement étudiée usine depuis des décennies …». Resveratrol »a été salué comme un traitement miracle pour tout, de l’obésité et vieillissement au cancer et le diabète. Clinical studies have confirmed its incredible properties. Des études cliniques ont confirmé ses propriétés incroyables.
As you probably know there has been a significant shift from pharmaceutical to natural remedies. Comme vous le savez probablement, il ya eu un changement significatif des laboratoires pharmaceutiques à des remèdes naturels. There has also been more emphasis on finding a cure for the 21 st century illnesses and helping to reduce the ageing process – we all want to live longer, look and feel younger. Il ya eu aussi davantage l’accent sur la recherche d’un remède pour le 21 ème siècle, les maladies et d’aider à réduire le processus de vieillissement – nous voulons tous vivre plus longtemps, regarder et se sentir plus jeune. Unfortunately, the pressures of living today with high stress is making us look for quick fixes to help us cope. Malheureusement, les pressions de la vie d’aujourd’hui avec le stress élevé est de nous faire chercher des solutions rapides pour nous aider à faire face. But, these fixes like alcohol, smoking, drugs, bad diets etc., are destroying our minds and bodies, thereby reducing significantly our survival rate. Mais, ces correctifs comme l’alcool, le tabagisme, la drogue, la mauvaise alimentation, etc, détruisent nos esprits et nos corps, réduisant ainsi considérablement notre taux de survie.
Well, there is now a big possibility you can live longer, have a healthier and younger body and reduce cardiovascular problems and the risks of those 21 st century illnesses like cancer, tumours, diabetes etc. Eh bien, il ya maintenant une grande possibilité, vous pouvez plus vivre, avoir une meilleure santé et plus jeune corps et de réduire les problèmes cardiovasculaires et les risques de ces 21 e siècle, les maladies comme le cancer, les tumeurs, le diabète etc
Do you remember reading the headlines about drinking red wine to prevent heart attacks in all of the national and international newspapers a few years ago? Vous rappelez-vous la lecture des gros titres sur la consommation de vin rouge pour prévenir les crises cardiaques dans tous les journaux nationaux et internationaux il ya quelques années? We were told that scientists had found out why French people have less heart attacks and live longer. On nous a dit que les scientifiques ont découvert pourquoi les Français ont moins de crises cardiaques et vivre plus longtemps. It was called ‘The French Paradox’. Il a été appelé «Le paradoxe français». After much scientific research it was discovered that red wine also has benefits against cancer, dementia and many other age related diseases. Après beaucoup de recherche scientifique, on a découvert que le vin rouge a aussi des avantages contre le cancer, la démence et l’âge de nombreuses autres maladies. In Denmark a study of 25,000 people to find out if there is a relationship with alcohol and mortality discovered that drinking wine can cut the overall risk of dying, of any cause, by a staggering 40%. Au Danemark, une étude de 25.000 personnes pour savoir si il existe une relation avec l’alcool et la mortalité ont découvert que boire du vin peut réduire le risque global de mourir, de toute cause, dans une proportion stupéfiante de 40%.
From recent news headlines you may know this discovery was only the tip of the iceberg. Depuis les grands titres des nouvelles récentes mai, vous savez cette découverte n’est que la pointe de l’iceberg. Since that time there has been an incredible amount of intensive and continuous research, and what you may not be aware of is that the chemists in 1994 discovered it was a plant compound called ‘Resveratrol’ in the red wine. Depuis ce temps il ya eu une quantité incroyable de recherche intensive et continue, et ce que vous mai ne pas être au courant est que les chimistes en 1994, il a été découvert un composé végétal appelé «resvératrol dans le vin rouge. Now, after so much more research it is becoming one of the most important plant compounds for a wide range of human health problems. Maintenant, après des recherches d’autant plus qu’il devient l’un des composés végétaux les plus importants pour un large éventail de problèmes de santé humaine.
Resveratrol supplements have been available for years, but the amounts of Resveratrol in these products is too low to deliver any actual health benefits. Resveratrol suppléments sont disponibles depuis des années, mais les quantités de resveratrol dans ces produits est trop faible pour offrir des avantages réels pour la santé. They are essentially worthless. Ils sont essentiellement sans valeur. If you take a ‘ Bioforte ‘ capsule, for example, it is equivalent to drinking more than 250 glasses of fine French wine without the damaging effects to the liver – or several big hangovers!!. Si vous prenez une « capsule Bioforte», par exemple, il est équivalent à l’eau potable plus de 250 verres de vin française raffinée, sans les effets dommageables pour le foie – ou plusieurs grandes gueules de bois!.
Achat de Resvératrol sur Internet
Le resveratrol est un composé protecteur produit par le raisin rouge (et quelques autres plantes) pour se défendre contre les parasites. Beaucoup d’études ont démontré que le resveratrol est un antioxydant puissant et qu’il protège la santé humaine par de multiples mécanismes. C’est au resveratrol que la recherche attribue une bonne partie des effets protecteurs du fameux « paradoxe » français.
Malheureusement, il n’y a presque plus de resveratrol dans le vin rouge du fait de l’utilisation généralisée des pesticides, alors qu’il y en avait auparavant 8 à 10 mg par litre. Nous avons pu localiser, cependant, une source de resveratrol de qualité pharmaceutique, extrait directement de raisin rouge de culture biologique et retenant l’équilibre naturel de tous ses composés actifs : polyphénols, flavonoïdes, anthocyanes et oligoproanthocyanes (OPC). L’extrait est ensuite enrichi en resveratrol extrait la plante Polygonum cuspidatum et standardisé pour apporter 10% de resveratrol. C’est l’extrait le plus naturel et le plus puissant que l’on puisse trouver sur le marché ! Le resveratrol est sans doute le phytonutriment le plus efficace et le plus étudié que l’on puisse prendre pour maintenir et protéger sa santé. C’est une solution élégante à beaucoup de problèmes que rencontrent les êtres humains vieillissants :
¤ L’Organisation Mondiale de la Santé indique que le resveratrol réduit à lui seul de 40% le risque cardio-vasculaire! Le resveratrol est plus efficace que la vitamine E, et agit contre davantage de formes de radicaux libres, pour empêcher l’oxydation des lipoprotéines à basse densité (LDL). Il inhibe l’agrégation des plaquettes sanguines en bloquant l’action de la thrombine et de plusieurs autres facteurs agrégants. Il favorise la production d’oxyde nitrique qui relaxe et dilate les artères. Il réduit les niveaux de triglycérides et de cholestérol dans le sang ainsi que le facteur intrinsèque hypertenseur endotheline-1.
¤ Le resveratrol est le seul produit naturel dont l’utilisation soit à ce point validée pour bloquer le développement des cellules cancéreuses à différents stades : Une étude publiée dans la prestigieuse revue « Science » a montré que le resveratrol bloque la prolifération des cellules cancéreuses pendant trois stades importants de leur développement. L’administration de resveratrol à des souris pendant 18 semaines a permis de réduire le nombre de tumeurs cutanées de 98% ! le resveratrol tue les cellules cancéreuses qu’elles soient ou non oestrogènes dépendantes et qu’elles soient porteuses ou non du gène P53. Une étude autrichienne a montré que le resveratrol bloquait le développement de métastases osseuses dans certains types de cancers. D’autres études ont montré qu’il permettait d’améliorer, dans certains cas, les résultats de la chimiothérapie. Il bloque aussi les effets promoteurs des régimes trop riches en acide linoléique. Contrairement à beaucoup de médicaments, le resveratrol ne détruit pas les cellules saines mais il les protège. Son action anti cancer est réellement variée, puissante et sophistiquée.
D’après des études préliminaires, le resveratrol protège le cerveau du stress oxydatif à la fois seul et en combinaison avec d’autres antioxydants. On sait que le stress oxydatif joue un rôle important dans le développement de la plupart des maladies neurodégénératives.
¤ Une étude chinoise vient de montrer que le resveratrol protège la moelle épinière de l’inflammation avec une efficacité comparable à celle du médicament prednisone, mais avec une protection antioxydante supplémentaire, lorsqu’il est injecté immédiatement après une blessure. Le resveratrol a également amélioré le pronostic et réduit les conséquences permanentes d’une attaque cérébrale chez des rats prétraités pendant 21 jours.
¤ Le resveratrol, d’après une étude conduite à la Harvard Medical School, active un gène de longévité dans certaines souches de levure et permet d’accroître leur espérance de vie de 70% ! ses effets s’exercent comme ceux de la restriction calorique (seule méthode scientifiquement démontrée pour accroître la longévité) par l’activation des gènes SIR. Les recherches n’ont pour l’instant porté que sur des levures, des mouches et des nématodes, mais il faut noter que les êtres humains, eux aussi, possèdent ces gènes.
Rester jeune grâce au Resvératrol
Peut-être avez-vous déjà entendu parler du paradoxe français. Cette gloire nationale qui énonce que malgré un régime alimentaire assez gras, nous souffrons peu de maladies cardiovasculaires. Cela tiendrait à une molécule présente dans le raisin (et donc dans le vin, très consommé en France) appelée resveratrol. Ses bienfaits sont multiples ?
Plus on se penche sur le cas du resveratrol, plus on trouve à cette molécule un petit côté miraculeux. Présent notamment dans la peau du raisin, les arachides, les mûres et les baies telles que les airelles, les myrtilles et les canneberges, ce polyphénol aurait des propriétés antioxydantes, antiagrégant plaquettaire, anti-inflammatoires, vasodilatateur et surtout, inhiberait la prolifération des cellules cancéreuses.
Des bienfaits multiples
Plusieurs études aux Etats-Unis, en Chine et en France ont récemment montré que le resveratrol intervenient à tous les stades du développement de la maladie. Il pourrait tuer les cellules cancéreuses, protéger les cellules saines (ce que la chimiothérapie ne fait pas), et bloquer les métastases osseuses de certains cancers.
D’autre part, en plus de lutter contre la formation des radicaux libres, et de protéger l’ADN contre les dégâts causés par les produits chimiques, le resveratrol neutralise les substances carcinogènes dans le foie.
Seulement, les quantités à ingérer de cet antioxydant sont très importantes : après des études sur les souris, on s’est rendu compte que 100 mg quotidiens seraient nécessaires pour avoir les mêmes effets bénéfiques sur une personne de 75 kilos, soit pratiquement l’équivalent… de 10 litres de vin rouge !
Multipliez les sources naturelles de resvératrol
Des compléments alimentaires riches en resvératrol sont apparus sur le marché. Le risque d’effets secondaires ou incommodants est minime, mais il est vrai que pour le moment, on n ne connait pas encore vraiment leurs effets à long terme. Les études continuent pour en savoir plus sur ce qui pourrait devenir un produit miracle.
En attendant, votre médecin ne devrait pas vous reprocher de boire un verre de vin rouge par jour. Choisissez-le fait avec du raisin le moins traité possible, car les pesticides empêchent le développement du resveratrol dans les grappes. Par ailleurs, il existe maintenant des guides œnologiques des vins bio. Pour les plus jeunes et ceux qui ne consomment pas d’alcool, quelques grappes de raisin ou un verre de jus de raisin auront sensiblement le même effet !
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- Levure de bière
L’intérêt pour le resvératrol allait être relancé en 2003 lorsqu’Howitz et ses collaborateurs[32] après avoir testé de nombreux polyphénols sur la longévité de la levure de bière (Saccharomyces cerevisiae) s’aperçurent que le resvératrol était le plus efficace de tous. Lorsqu’une cellule de levure se divise, on peut distinguer la cellule mère de la cellule fille qui est plus petite et compter ainsi le nombre de divisions de la cellule mère jusqu’à sa mort. Alors que la longévité moyenne de la levure sauvage est de 21 générations, celle de la levure avec du resvératrol dans son milieu de culture est 35,7 générations, soit une augmentation de durée de vie de 70%.
Les auteurs ont immédiatement essayé de voir si cet effet pouvait être rapproché d’un autre mécanisme très étudié d’allongement de vie par restriction alimentaire (restriction calorique). On sait depuis les années 30 que le moyen le plus simple et le plus efficace de rallonger la durée de vie d’un animal est de restreindre sa prise alimentaire. En diminuant sa ration alimentaire normale de 30 à 40%, on permet à l’animal de vivre en meilleure santé et plus longtemps. Cet effet de restriction calorique (RC) sans malnutrition a été observé chez des espèces aussi diverses que les mouches, les vers ou les rongeurs. Lin et collaborateurs[33],[34] (2000, 2002) ont montré qu’en réduisant la concentration en glucose dans le milieu de culture de 2% à 0,5%, on peut allonger la durée de vie réplicative de la levure, accroître sa respiration et activer le gène Sir2. Et inversement, en invalidant le gène Sir2, la restriction calorique (RC) ne produit plus d’extension de durée de vie. Le mécanisme d’action de la restriction calorique modérée (confirmé et précisé depuis) pouvait donc être résumé ainsi :
RC ⇒ activation des mitochondries ⇒ activation de SIR2 ⇒ allongement de vie
Peu de temps après ces travaux, Howitz et ses collaborateurs[32] s’aperçurent que, parmi les polyphénols testés, le resvératrol non seulement allongeait le plus la durée de vie de la levure mais aussi produisait la meilleure activation de SIR2. Ils postulèrent donc que le resvératrol mimait l’effet de la restriction calorique sur l’allongement de vie. La protéine SIR2 qui appartient à la famille des protéines antivieillissement, les sirtuines, possède chez les mammifères, un orthologue, SIRT1. Les sirtuines sont des enzymes dépendantes du NAD, capables de désacétyler des protéines et d’accroître la durée de vie de la levure, du ver Caenorhabditis elegans et de la mouche Drosophile[35].
On comprend donc les espoirs considérables suscités par le resvératrol : voilà une molécule vraiment miraculeuse qui pourrait nous permettre d’obtenir des bénéfices subtantiels pour la santé et la longévité sans devoir se priver de nourriture !!
D’autres analyses génétiques ont montré que dans la restriction calorique sévère, avec moins de 0,05% de glucose (soit 1/10 de la RC modérée), l’allongement de vie se produisait aussi mais sans activer les mitochondries et Sir2[36]. Il semble donc que le degré de restriction calorique et son déroulement temporel puissent influencer la relation entre mitochondries, sirtuines et longévité. Plusieurs voies métaboliques d’allongement de la vie par RC sont possibles[37].
- Les vertébrés
Une des première études de l’effet du resvératrol sur la durée de vie des vertébrés a porté sur un petit poisson à durée de vie courte, le Nothobranchius furzei. Grâce à une supplémentation en resvératrol, ce poisson voit sa durée de vie médiane et maximum s’allonger et les effets du vieillissement sur l’activité motrice se faire moins sentir[38].
Deux études récentes indiquent qu’un traitement au resvératrol étend la durée de vie de la souris obèse et permet de contrecarrer les effets délétères d’un régime riche en graisse. Le groupe d’Auwerx près de Strasbourg (Lagouge et al. 2006)[39] et le groupe de Sinclair de Boston (Baur et al., 2006)[40] ont montré que les effets bénéfiques du resvératrol sur le niveau de glucose et d’insuline des souris obèses ouvraient des perspectives intéressantes pour le traitement du diabète de type 2. Lagouge et ses collaborateurs ont administré pendant 9 semaines un régime riche en graisse, représentatif de l’alimentation des pays occidentaux, à deux groupes de souris. Le groupe dont l’alimentation était très fortement enrichi en resvératrol[41] a montré une prise de poids inférieure de 40%. En analysant les tissus musculaires, ils se sont aperçus qu’ils contenaient beaucoup plus de mitochondries et que celles-ci étaient très actives. En accroissant la consommation d’oxygène dans les mitochondries, le resvératrol permet d’éviter une prise de poids indue et fournit une meilleure résistance à la fatigue. Lors d’un test d’endurance, les souris ayant reçu du resvératrol pouvaient courir deux fois plus loin que les autres. L’équipe a établi que l’action du resvératrol passe par l’activation de la sirtuine SIRT1 et d’un co-activateur de transcription PGC-1α qui joue un rôle fondamental dans la biogenèse mitochondriale et l’adipogenèse[42].
Le groupe de Sinclair eut recours à un protocole expérimental différent de celui d’Auwerx : il utilisa des doses beaucoup plus faibles de resvératrol (1/18e de la dose d’Auwerx), durant une période plus longue (deux ans) sur les souris plus âgées. Mais même avec ce traitement à faible dose au long cours, les souris recevant une alimentation grasse additionnée de resvératrol améliorent leur sensibilité à l’insuline et accroissent leur durée de vie de manière sensible par rapport aux souris recevant seulement une nourriture grasse. Par contre, elles connaissent à peu près la même prise de poids. Les études des deux groupes montrent un accroissement de la biogenèse mitochondriale, de l’activité PGC-1α, de la protéine kinase activée par AMP et des fonctions motrices.
Pour les souris nourries normalement, ad libitum, on constate qu’elles ne vivent pas plus longtemps lorsqu’elles reçoivent du resvératrol. Mais elles manifestent une plus grande résistance aux affections liées à l’âge telle une moindre albuminurie, une diminution de l’inflammation, moins de cataractes, une plus grande coordination motrice, une perte de la densité osseuse moins importante[43].
On ne dispose pas encore de publications portant sur les effets du resvératrol sur l’activation des sirtuines chez l’homme, mais l’étude de Civitarese et de ses collaborateurs (2007)[44] portant sur l’effet de la restriction calorique sur l’expression de SIRT1 est assez instructive. Grâce à un petit groupe de personnes qui ont accepté de réduire de 25% la valeur calorique de leur alimentation pendant 6 mois, ces auteurs ont pu observer une plus grande expression de SIRT1, un plus grand nombre de mitochondries dans les muscles, de moindre dégâts de l’ADN et une amélioration de la fonction mitochondriale.
Voies métaboliques de la RC et du resvératrol, d’après Guarente[37]
En raison d’une forte exposition aux espèces réactives oxygénées, l’ADN mitochondrial accumule au cours du temps des mutations qui provoquent le déclin des enzymes mitochondriales. Les dysfonctionnements des mitochondries pourraient être le facteur majeur des maladies neurodégénératives.[45],[46] Le resvératrol qui peut passer la barrière hémato-encéphalique pourrait avoir un rôle protecteur vis-à-vis des processus neurodégénératifs dans la maladie de Huntington, de Parkinson et d’Alzheimer.
L’effet du resvératrol a été étudié sur deux modèles animaux de la maladie d’Huntington : le ver Caenorhabditis elegans surexprimant la huntingtine mutée responsable de la maladie, sur lequel des tests in vivo ont été effectués et une souris transgénique portant le gène muté (codant la huntingtine) dont les neurones ont été analysés in vitro. Dans les deux modèles, le resvératrol supprime les effets toxiques de la huntingtine mutée. Les neurones du ver retrouvent leur réactions normales et la mort neuronale est diminuée chez la souris. L’activation de SIRT1 par le resvératrol conduit à une moindre toxicité dans les cellules neurales qui expriment une forme mutée de la huntingtine[47].
La destruction par un neurotoxique des neurones dopaminergiques de la substantia nigra permet de simuler chez le rat la maladie de Parkinson. Après avoir fait ingérer du resvératrol (10, 20, 40 mg·kg⁻¹) à ces rats, Jin et ses collaborateurs[48] ont montré qu’au bout de 2 semaines les animaux pouvaient récupérer une partie de leur fonction. Ils ont testé les réponses des rats en leur injectant de l’amphétamine : les animaux n’étant lésés que d’un côté, vont se mettre à tourner rapidement sur eux-mêmes, mais ceux qui ont ingéré du resvératrol tournent beaucoup moins.
L’effet du resvératrol a été testé sur deux modèles murins de la maladie d’Alzheimer (MA) : soit des souris transgéniques portant le gène muté de l’APP, lié à la forme familiale de la MA et développant d’importantes plaques β-amyloïdes sans perte neurale[49], soit des souris transgéniques surexprimant la protéine p25 qui provoque une dérégulation de la protéine tau et une dégénérescence neuronale massive.[50] On constate que les souris p25 ont un niveau de SIRT1 qui croît au fur et à mesure de la perte neurale alors que les souris du premier type ne montrent aucune augmentation de la SIRT1. En additionnant durant 45 jours à la nourriture des souris APP du resvératrol (à raison de 300 mg·kg⁻¹·j⁻¹), Karuppagounder et ses collaborateurs[49] ont pu observer une diminution importante de la surface des plaques amyloïdes dans le cortex médial, le striatum et l’hypothalamus. Par contre, aucun changement significatif n’a été trouvé dans l’hippocampe, foyer principal de la maladie d’Alzheimer. Kim et ses collaborateurs[50] ont observé in vitro que le resvératrol via l’activation de SIRT1, diminuait de moitié la mort neurale de cellules transfectées par p25-GFP. Pour réduire in vivo la neurodégénération au niveau de l’hippocampe, ils ont dû injecter directement le resvératrol dans les ventricules du cerveau des souris p25. Ils ont alors pu observer une réduction du déficit d’apprentissage et du déclin cognitif. Le resvératrol active SIRT1 qui désacétyle la protéine p53 et l’inhibition de l’apoptose a un effet neuroprotecteur.
Effets contradictoires du Resvératrol
Le resvératrol met fin au vieillissement
Le resvératrol est capable d’inhiber l’agrégation des plaquettes sanguines. Suite à une lésion d’une paroi artérielle, les plaquettes viennent s’accrocher aux parties endommagées du vaisseau et produisent de l’ADP et du thromboxane A2. Ces composés déclenchent l’agrégation des plaquettes entre elles et le thromboxane A2 provoque de surcroît une vasoconstriction. L’accumulation d’un grand nombre de plaquettes forme une masse compacte pouvant obstruer le vaisseau.
En 1995, Pace-Asciak et ses collaborateurs[24] ont montré que deux polyphénols du vin rouge, le quercétol et le resvératrol, pouvaient inhiber in vitro l’agrégation plaquettaire induite par l’ADP (ou par la thrombine). Ils ont aussi établi que le resvératrol était capable de bloquer la synthèse du thromboxane A2 à partir de l’arachidonate. La même équipe poursuivit l’année suivante ses travaux[25] sur 24 sujets humains auxquels ils ont fait boire par période de 4 semaines, du vin rouge, du vin blanc, du jus de raisin et du jus de raisin additionné de 4 mg·l⁻¹ de resvératrol. L’analyse de leurs plaquettes a montré que les groupes qui avaient consommé du vin ou du jus additionné de resvératrol accroissaient leur résistance à l’agrégation plaquettaire et diminuaient leur thromboxane. Les propriétés proprement anti-inflammatoires du resvératrol ont été mises en évidence en 1997 sur la souris. On s’est aperçu que le resvératrol pouvait réduire un œdème de la patte de la souris induit par le carraghénane, en agissant au niveau des prostaglandines[26]. Les prostaglandines et les thromboxanes sont des médiateurs lipidiques de l’inflammation dérivés de l’acide arachidonique. L’arachidonate provient lui, en général, des phospholipides de la membrane plasmique (par action de la phospholipase A2). De ce composé dérivent ensuite par la voie de la cyclo-oxygénase (COX-1 et COX-2) les prostaglandines et les thromboxanes (voir schéma).
Plusieurs travaux ont montré que le resvératrol était en mesure d’inhiber l’enzyme cible COX-2. Les études in vitro sur les cellules épithéliales[27] et sur les macrophages[28] ont montré qu’il pouvait réduire la synthèse de prostaglandines en inhibant l’expression du gène de la COX-2 et en diminuant directement l’activité de la COX-2.
| Voie de transduction du signal inhibée par le resvératrol dans une plaquette.IP3 va stimuler l’augmentation du calcium intracellulaire et le DAG déclenche des phosphorilations de protéines provoquant la sécrétion des granules et conduisant au final à l’activation de la plaquette |
L’aspirine est un médicament antithrombotique très souvent prescrit bien qu’une proportion importante des patients y soit résistante. En traitant des prélèvements sanguins avec le collagène (pour provoquer l’agrégation plaquettaire), Stef et ses collaborateurs[29] ont montré le resvératrol pouvait réduire l’agrégation des plaquettes des patients cardiaques résistants à l’aspirine, là où l’aspirine échouait. Toutefois le mécanisme précis d’action du resvératrol n’est pas parfaitement compris.
Des travaux récents[30]suggèrent que l’effet cardioprotecteur du resvératrol, obtenu grâce à sa puissante inhibition de l’agrégation plaquettaire et son atténuation de l’expression d’une protéine de surface, la P-sélectine[31], serait lié en amont à la diminution de l’activité de la phospholipase C β (PLC β). Le thromboxane A2 active les plaquettes en se fixant sur un récepteur spécifique de celles-ci couplé à une protéine G et à la phospholipase C (PLC) qui catalyse des réactions produisant IP3 (inositol triphosphate) et DAG (diacylglycérol).
